Ouverture des inscriptions au 14e colloque international Grégoire de Nysse

Le 14e colloque international Grégoire de Nysse aura lieu à Paris du 4 au 7 septembre 2018, sur le thème « Les Homélies sur le Notre Père et leur réception byzantine. Le programme du colloque est maintenant disponible. Les inscriptions sont également ouvertes : l’inscription est obligatoire ; merci de vous inscrire en ligne à partir du formulaire proposé. L’inscription est gratuite, mais elle est indispensable pour pouvoir accéder au colloque ; merci de vous inscrire avant le 25 août. Pour rappel, le colloque se tiendra au Collège des Bernardins.

Pour ceux qui ne résident pas à Paris, nous vous proposons une liste indicative de logements ; attention, le logement à Paris est coûteux, ne tardez pas à réserver votre logement, quel qu’il soit.

C. Bozinis, Ἐλθέτω ἡ βασιλεία σου: The Concept of the Kingdom of God in Gregory of Nyssa’s Homilies on the Lord’s Prayer

C. Bozinis (Aristoteleio Panepistèmio, Thessaloniki)

Jeudi 6 septembre, 14h-14h30

Ιn my paper, I begin by trying to bring to the fore the philosophical presuppositions of Gregory’s interpretation of the phrase Ἐλθέτω ἡ βασιλεία σου from the Lord’s Prayer (Orat. III). Furthermore, taking into account the whole hermeneutical approach of the Lord’s Prayer by Gregory of Nyssa, I draw attention to the social parameters that the Church Father sees in the hope expressed by the prayer “May your Kingdom Come”. It is obvious from what Gregory says throughout his homilies in the De Oratione Dominica that the Kingdom of God reflects, according to his opinion, not only the inner state of the human soul but also –to some extent at least- the restoration of justice and peace throughout the whole spectrum of society. Finally, in the last part of my paper, I focus on Gregory’s interpretation of the parable of the bad servant from Matthew 18, 23-35 (διὰ τοῦτο ὡμοιώθη ἡ βασιλεία τῶν οὐρανῶν άνθρώπω βασιλεῖ etc. [Orat. V]), underlining its similarities with that of John Chrysostom (In Matt., Hom. LXI, PG 58, 2-4).

Programme et affiche du colloque maintenant disponibles

Le programme du 14e colloque international Grégoire de Nysse, « Les Homélies sur le Notre Père et leur réception byzantine » est maintenant disponible, ainsi que l’affiche du colloque, et librement téléchargeable. N’hésitez pas à les diffuser largement. Ils ont été réalisés par Fabien Tessier.

Nous vous rappelons que l’inscription au colloque est gratuite mais obligatoire (date limite 25 août 2018), afin de pouvoir accéder au Collège des Bernardins.

J. Reynard, Convergences et divergences entre interprétation du Psautier et exégèse du Notre Père

Jean Reynard (Institut des Sources chrétiennes, HISOMA, CNRS ; Lyon)

Jeudi 6 septembre, 16h15-16h45

Le Psautier et le Notre Père constituent deux textes bien différents de l’Écriture, même si tous les deux sont des adresses à Dieu et se signalent par leur usage liturgique. Grégoire a consacré un traité au Psautier en l’abordant sous un angle particulier, l’étude de ses titres et de son organisation comme préalable nécessaire au commentaire des unités psalmiques elles-mêmes. La confrontation de cette méthode avec celle qu’il emploie pour traiter une péricope centrale du Nouveau Testament est instructive en ce qu’elle permet de distinguer plusieurs manières d’expliquer un texte, selon qu’il appartient à la Première Alliance ou à la Seconde, prière ancrée dans le judaïsme et expression essentielle de la foi chrétienne.

Les derniers éditeurs ont rapproché les deux textes et souligné des parallèles de structure entre les deux : similitude du plan général, rôle de l’akolouthia, présence d’une forme de progression spirituelle construite dans la lecture du Psautier et celle du Notre Père, dans un cas montée vers la béatitude, dans l’autre ascension vers l’assimilation à Dieu. Le traité Sur les titres des Psaumes, considéré en général comme un écrit précoce dans l’œuvre de Grégoire et, en tout cas, antérieur aux Homélies sur le Notre Père, a-t-il constitué un laboratoire pour l’élaboration d’une méthode d’exégèse, appliquée par la suite à d’autres écrits exégétiques, cette fois néotestamentaires, en particulier aux Homélies sur le Notre Père, plus d’ailleurs qu’à celles sur les Béatitudes ?

G. Bady, L’hymne de la prière de Grégoire de Nysse repris dans la tradition pseudochrysostomienne

G. Bady (Institut des Sources chrétiennes, HISOMA, CNRS ; Lyon)

Mercredi 5 septembre, 15h45-16h15

‘L’hymne de la prière’ qui se lit dans l’homélie I de Grégoire de Nysse sur le Notre Père a connu un certain succès dans la tradition indirecte du texte. En témoignent deux sermons : le sermon pseudoéphrémien de oratione – dans sa recension brève (CPG 3982, éd. Phrantzolas, t. V, p. 133-136) et dans une recension longue inédite – et le sermon pseudochrysostomien inédit de oratione ac de semper precando (CPG 4943). Après avoir fait le point sur divers aspects du corpus, notamment pseudochrysostomien, la communication portera d’abord sur l’examen du passage cité et des questions qu’il peut poser, puis sur l’identification des autres sources citées, avant de tirer quelques conclusions sur la fabrication ou la transmission de ces textes.

Diego De Brasi, La corporeità umana nella IV Omelia sul Padre nostro e nel trattato Sulla condizione dell’uomo

Diego De Brasi (Philipps-Universität Marburg)

Vendredi 7 septembre, 11h45-12h15

L’interesse di Gregorio per la corporeità umana è più che evidente nella Quarta Omelia sul Padre Nostro. Già l’‘aneddoto’ con cui quest’omelia si apre implica un parallelismo preciso tra il corpo e l’anima che permette di accostare la preghiera e l’arte medica. Questo parallelismo è poi sviluppato anche in chiave onto-antropologica nel corso dell’orazione. Sia l’interesse per la cultura medico-scientifica sia lo sviluppo onto-antropologico del parallelismo tra anima e corpo
trovano riscontro anche in uno scritto precedente dal carattere più prettamente filosofico, il trattato Sulla condizione dell’uomo, risalente quasi sicuramente al 379. In particolare bisogna rilevare che in entrambi gli scritti la cultura scientifico-filosofica è utilizzata in modo precipuo per meglio definire e descrivere la duplicità della natura umana. Soprattutto la rappresentazione dell’uomo come creatura intellettiva dotata di un corpo (cf. πᾶσα ἡ λογικὴ κτίσις εἴς τε τὴν ἀσώματον καὶ τὴν ἐν σώματι φύσιν) che perciò è tratta verso la vita terrena (ἡ δὲ ἑτέρα διὰ τὴν τοῦ σώματος ἡμῶν πρὸς τὸ γεῶδες συγγένειαν, οἷόν τινα ἰλύος ὑποστάϑμην, κατ᾽ ἀνάγκην τὸν περίγειον τοῦτον εἴληχε βίον., vd. GNO VII/2 48,14–50,20) riecheggia, sebbene in forma piuttosto ellittica, le  considerazioni sulla natura umana esposte nei capitoli 16 e 17 del De hominis opificio, dove Gregorio propone un’analisi precisa della ‘doppia creazione’ dell’uomo in Genesi 1:26–27.
Il contributo si prefigge di offrire una lettura comparata dei due testi con particolare riguardo alla rielaborazione della cultura scientifico-filosofica e alla concezione del corpo ivi presentata. In particolare si cercherà di mettere in relazione l’analisi ontologica della natura umana presentata nel De hominis opificio con l’intenzione parzialmente anche parenetica della IV omelia. Si porrà l’accento su come entrambe le opere offrano una visione positiva della corporeità umana: Sebbene essa non partecipi pienamente dell’immagine divina nell’uomo (cf. hom. op. 204,21–32; 208,15–31 Forbes), risulta indispensabile nell’economia divina per costituire l’uomo ontologicamente quale punto di raccordo tra intellegibile e materiale (GNO VII/2 48,29–49,2), ma anche sul piano morale per garantire il libero arbitrio e offrire al singolo la possibilità dell’ascesi. Da questo punto di vista assumono importanza anche le considerazioni finali riguardo alla richiesta “Dacci oggi il nostro pane quotidiano”, che Gregorio interpreta come un invito a una condotta di vita che si limiti al necessario e riconosca l’effimerità della condizione terrestre.

La antropología de Gregorio de Nisa en el Renacimiento: la traducción latina del De oratione dominica por Atanasio Chalkéopoulos

Francisco Bastitta Harriet (Universidad de Buenos Aires, CONICET)

Mercredi 5 septembre, 16h15-16h45

En medio del renovado entusiasmo de los filósofos y humanistas italianos del siglo XV por la Antigüedad clásica, resurge también el estudio y la traducción de las obras de la patrística griega, que responden a su anhelo por una teología poética y una nueva antropología. En ese contexto, algunos de los textos de Gregorio de Nisa que habían permanecidos ignotos para Occidente durante los siglos medievales reciben sus primeras traducciones latinas, realizadas por representantes destacados de la cultura italiana y bizantina. Arribado a Calabria a principios del Quattrocento, el monje Atanasio Chalkéopoulos, quien llegó a ser obispo de Gerace y estrecho colaborador en la Academia romana de Bessarion, traduce al latín el De oratione dominica del Niseno y lo dedica al papa Pablo II. Presentaremos brevemente el texto y analizaremos el modo en que el traductor bizantino vierte al latín los pasajes antropológicos más interesantes de las homilías del Niseno, que contienen temáticas muy caras a los humanistas italianos: la asimilación a Dios y el ascenso espiritual, la unidad y dignidad propias de la naturaleza humana, la libertad de necesidad y los alcances del libre albedrío, la divinización.

M. Ludlow, Homily 4, ‘Your will be done, as in heaven also upon the earth. Give us the bread for the day to come today.’

Morwenna Ludlow (University of Exeter)

Vendredi 7 septembre, 9h-9h45

 ‘Your will be done, as in heaven also upon the earth. Give us the bread for the day to come today.’

His discussion seems to fall into five sections:

  1. Introduction: ‘a scientific account of the state of health’;
  2. ‘Your will be done’: sin as the ill-health of the soul and the words of the prayer as a remedy;
  3. ‘As in heaven, also upon the earth’: ‘a more profound doctrine’ – angelic and human beings;
  4. ‘Give us… our daily bread’:
  5. a petition for necessities, not vain luxuries;
  6. temptation: a reflection on the serpent of Genesis and the behaviour of real snakes;

iii. prayer for food which comes from just labours;

  1. ‘Today’: reflection on the present and the future, on bodily and spiritual needs.

This homily is a series of linked reflections on the question of the true good for human nature and how one should pray for it. Thematically it falls into two halves: broadly speaking, ‘your will be done’ indicates the good of the soul, and ‘give us our daily bread’ indicates what is necessary for the good of the body. But in each case Gregory shows a concern for human nature as a whole.

The first half is marked by Gregory’s use of medical language to draw an analogy between bodily and spiritual health. God’s will is done, when the good physician effects the good working or harmony of the soul, not least through the words of the prayer. ‘On earth as in heaven’ reminds the reader that humans are part of a cosmic order, in which they will participate fully at the restoration of all things.

In the second half Gregory reflects on true and false goods for the body. His variation on the theme of worldly vanities is enlivened by comparing the entry of evil into the soul with the behaviour of snakes. He concludes with some warnings about acquiring ‘bread’ by just labour and hopes and fears for the future.

Besides my comments on the two halves, I will also pay attention to some over-arching themes. In both halves, but especially in the first, there is a slight tension, conceptually speaking, between good- functioning understood as harmony or a more dynamic understanding of good-functioning as the unimpeded action of a good will. Secondly, Gregory has some interesting reflections on work and labour which link with other homilies in this series.

“As if Adam lived in us”. 5th Homily On the Lord’s Prayer by Gregory of Nyssa about the participation of all people in the first sin of Adam

M. Przyszychowska (Uniwersytet Warszawski, Biblioteka Narodowa, Warszawa)

Vendredi 7 septembre, 14h-14h30

5th Homily On the Lord’s Prayer is one of the most significant Gregorian texts concerning the way Adam’s sin affected entire human nature. We live our lives after the first sin in Eden as if Adam lived in us (Ὡς γὰρ ζῶντος ἐν ἡμῖν τοῦ Ἀδὰμ). Even more, Gregory speaks about real participation of every human being in the first sin as he states straightforwardly that everyone who participates in the nature of Adam, participates in his fall (ὁ κοινωνῶν τῆς φύσεως τοῦ Ἀδὰμ, κοινωνῶν δὲ καὶ τῆς ἐκπτώσεως). In my paper I will show the content of that homily in the context of the entire Gregory’s teaching about the original sin; I will also try to answer the question whether Gregory speaks about the sin of nature or not.

Influsso della polemica con il messalianesimo nella dottrina sulla preghiera continua dei fedeli nel De oratione dominica

M. Mira (Pontificia Università della Santa Croce, Roma)

Mercredi 5 septembre, 11h45-12h15

In the commentary of the prayer of our Lord, Gregory of Nyssa teaches to ordinary christians that they should pray while they work. This kind of ininterrupted prayer was recomended also by the messalians, but these ascets affirmed that praying continuously was possible only for people who put aside their work. Is there some kind of polemic between Gregory and the messalians? Gregory seems to foster the messalian spirituality in his work De instituto christiano, where he reelaborates the macarian Epistula magna. The commentary of the prayer of the Lord and the De instituto christiano contain the idea of the prayer as the mean to obtain the «symmachia» of God in our works, and the exhortation to pray in order to avoid the danger of working for our own exaltation instead of working for the glory of God. Could these two coincidences show that Gregory uses messalian ideas in the commentary of the De oratione dominica, or, instead of that, that he uses some ideas of the commentary to give some advice to the messalian community?